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17 avril 2010

Periphery, Periphery, 2010

Vous avez sur le papier des albums qui intriguent, font envie, qui ouvrent l'appétit. Lorsque je vois par exemple un groupe se faire traiter d'expérimental, de jazzy, de Math Metal, de progressif (aïe mais pourquoi pas...) et de Tech metal (ah celui-là vous connaissiez pas hein?), que ses influences comptent Meshuggah, Dream Theater, Mars Volta, Dillinger Escape, Plan, Tool, Deftones, Opeth, Sikth, Ion Dissonance, ou encore Textures, fatalement je m'intéresse.

Le gros clou dans mon pneu plein d'attente, c'est qu'une telle parentèle supposée s'avère souvent fausse ou du moins très peu représentative du contenu réel. C'est un peu le cas pour ce Periphery, américains de leur état et accessoirement membres du Fear Campaign Tour de Fear Factory.
Car si je dois avouer - bien qu'il faille pour cela user de traitements douloureux sur mes parties - que Periphery offre un son teinté de ces multiples maitres à droite et à gauche, l'ensemble souffre de la comparaison. Parfois mystique, parfois brutal, parfois planant, parfois rapide, parfois lourd, et je vous passe la série interminable de couleurs que tripote ce disque, Periphery se trouve souvent très emmerdé avec son trop-plein d'idées, en colle des tonnes partout et on s'y perd.

Doués, ils le sont, des idées ils en ont. Mais d'organisation point, et l'auditeur en quête de simplicité a mille fois le temps de se flinguer où, méthode moins radicale, de remettre ledit disque dans son boitier et de revenir à la préhistoire d'un Ac/Dc.
C'est devenu une sorte de rengaine dans le metal. Etant donné qu'il n'y a plus rien à inventer, plus rien à créer, on mixe, on bidouille, on mêle, on malaxe. Ca donne de la bouillie dont les aliments perdent en saveurs, les goûts se conjuguent et provoquent des nausées.
Periphery est à la périphérie (mouaahahhh...) de trop d'influences et nos compères sont infoutus de faire le tri, laissant cette tache à nous, pauvres victimes de la mort en direct d'un genre en bout de course.

Faisons court (pour une fois, mais là je cuisine et mes spaghettis vont se venger méchamment si je ne les sors pas tout de suite de la casserolle), Periphery est foiré, pas utile, à moins que vous aimiez vous faire du mal.







5 contributions bénévoles:

  1. Le compositeur principal Misha Mansoor est suivi sur le net depuis des lustres par le biais des groupes qu'il produit et de ses myspace et soundclick remplis de dizaines et dizaines de mp3 extrêmement variés et depuis très longtemps prometteurs...
    Allumer un premier album de cette qualité comme ça, ça montre bien là l'amateurisme caractéristique de certains pseudo-chroniqueurs du net qui bénéficient de la liberté totale laissée sur le web. Jouissant de votre toute puissance de pacotille vous vous défoulez dans une micro-chronique qui sent bon le travail baclé.
    Periphery est un album résolument moderne... au moins très bien produit... au moins avec des musiciens tous aussi talentueux les uns que les autres. Si Periphery fait "bouillie", mais alors quid de Sikth par exemple? Vous transpirez les partis pris induits par une nostalgie de vos références...
    J'ai envie de dire... retournez donc écouter du ACDC et apprenez à chroniquer... Pour l'instant ça ne vaut rien

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  2. Et combien de musiciens talentueux, combien de combos prometteurs, de compositeurs doués?
    Combien de ceux-là ne me touchent pas?

    Là est le problème, cher anonyme, periphery ne me fait pas d'effet, ne me provoque rien, et la chronique le dit. Que le background de tel ou tel soit énorme ne change rien, fondamentalement je m'en fous. Je crois que j'espérais autre chose de cet album et que la déception me conduit au texte que tu as lu et qui ne te convient pas, chose que je comprends.

    Quant à apprendre à chroniquer, j'ai envie de dire que je suis sur mon blog et que j'écris comme bon me semble, et personne n'est obligé à venir...

    En quoi cet album te plait alors, car si c'est uniquement le fait que les musiciens soient bons, c'est pas suffisant non plus ;-)

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  3. D'ores et déjà, merci de publier le commentaire c'est tout à votre honneur je le reconnais volontiers.
    Vous parlez de références et d'étiquettes qui sur le papier attirent. Je considère donc que ces Meshuggah, DT, Sikth et cie sont pour la plupart parmi vos références. En tout cas ce sont de logiques éléments de comparaison.

    Partant de là, quand j'écoute du Meshuggah puis du Periphery, si je reconnais les qualités intrinsèques des deux, je pense sincèrement que si Meshuggah a exploré bien des choses essentiellement d'un point de vue rythmique, je trouve ça vraiment trop "monochromatique". Periphery me paraît aussi moins ésotérique que Meshug'. Dans le détail je trouve aussi la voix de Periphery bien plus variée, le groove global moins froid et enrichi de grands moments épiques et beaucoup plus catchy.
    Pour ce qui est de l'influence de Sikth, je trouve encore une fois Sikth plus ésotérique et "fouilli" en comparaison ( Sikth c'est souvent dissonant mais autrement plus "coloré" que Meshuggah). Je ne vois pas pourquoi une complexité structurale pour Sikth serait un bordel sans nom pour Periphery...
    Je précise, j'aime les 3.

    Là où Periphery prend tout son intérêt c'est qu'il s'agit d'une synthèse d' influences majeurs du metal moderne plus ou moins expérimental enrichie et digérée de telle façon que le tout est nettement mois ésotérique, moins éprouvant à écouter. C'est ça que j'aime. J'écoute du Meshuggah parce que je suis batteur et que je trouve ça intéressant... Periphery j'écoute ça avec beaucoup plus de détachement et de plaisir tout en étant aussi intéressé par l'aspect purement technique.

    Le trop plein d'influences dont vous souffrez m'est totalement étranger. Je trouve l'album très cohérent dans son ensemble et ça m'est d'autant plus étranger que la variété des couleurs ne me semblent pas être un défaut bien au contraire...
    Le problème vient probablement de l'étiquette collée au groupe. On annonce ça comme du true metal moderne... Dans la galette ils le disent... ils font du "Heavy Metal" et il faut le prendre en tant que tel et fixer ces attentes dans ce sens.

    C'est un premier album... un diamant brut qui n'est pas parfait j'en conviens mais qui augure le meilleur. Ca me rappelle Entropia de Pain Of Salvation qui regorgeait d'idées pas forcément toutes agencées au mieux certes... Ca fait parti des choses à prendre en compte dans un background pour une chronique quoi que vous en disiez... Un artiste a toujours un contexte quel qu'il soit.
    Mais il y a ce charme du à l'imperfection d'un premier album qui a voulu légèrement trop en faire sans aller selon moi trop loin...

    Je suis sobrement nommé "Anonyme" par défaut, un pseudonyme n'aurait rien changé;-)

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  4. Je n'avais pas d'attentes particulières en réalité, je l'ai pris comme un premier disque avec quelques promesses en sus, je juge que ce n'est pas abouti, mais je serai le premier à m'extasier face à un second opus le cas échéant ;-)

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  5. "Faisons court (pour une fois, mais là je cuisine et mes spaghettis vont se venger méchamment si je ne les sors pas tout de suite de la casserolle), Periphery est foiré, pas utile, à moins que vous aimiez vous faire du mal..."

    Tout est dit .. chronique de merde

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