C'est arrivé un samedi, au mois d'août. Ce jour-là (pas bien sur de l'heure, mais je vais chercher), j'ai entendu pour la première fois Toys in the Attic, justement sorti du grenier d'un quinqua dont la fille me plaisait bien mais sans plus (la forte poitrine et ses ravages sur l'inconscient adolescent toussa...). Je me suis soudain pris dans les dents deux vérités bibliques (ou coraniques, ou talmudiques, j'aime tous les recueils de blagues en général), d'une part la nana en question n'était pas plate que de l'encéphalogramme (Le wonderbra et ses ravages sur la réalité adolescente toussa...) et d'autre part, Aerosmith est un putain de groupe.Certes, j'étais minot et pas bien conscient, bien con surtout, trop limité économiquement parlant pour aller voir de plus près l'œuvre pré-Nineties (et encore, et encore...) des Dupont Volants. En fait, je n'en connaissais presque rien d'Aerosmith, juste ces quelques pénibles ballades dont ils nous gavèrent après leur résurrection.
Mais que voulez-vous, le portefeuille réduit et la connexion internet de même empêche aux plus jeunes et moins travailleurs d'entre nous d'accéder au nirvana, il faut alors se limiter à la soupe en sachet, gratuite et libre d'accès offerte à la masse.
Toys in the Attic a donc bel et bien une valeur historique, l'historique de mes râteaux oui, mais surtout car il sort enfin le groupe américain de son statut de sous-Rolling Stones. Ne revenons pas sur la spécificité physique que partagent les deux frontmen et chanteurs, soit cette bouche plus faite pour siphonner des réservoirs que pratiquer le baise-main, suffit de mater quelques photos et vous capterez la relation.
Musicalement, Aerosmith marque enfin plus nettement ses références, mêlant ainsi du hard, du rock et du blues dans un creuset en or massif. De petit groupe travailleur mais pas plus doué que d'autres, Tyler & Co se voient propulsés au rang de superstars. La maison de disque sentant qu'enfin elle va récupérer son investissement balance dans la foulée de Toys in the Attic le single Dream on en 45 tours, et le tout cartonne méchamment.
Succès amplement mérité puisqu'en 9 titres, Aerosmith largue son CV en mettant en avant ce qu'ils savent faire de mieux, c'est-à-dire tout !
Du boogie rock (Adam's Apple), du speed rock (Toys in the Attic), du blues (Uncle Salty),du rap avant l'heure (Walk this way), du heavy metal (Round and Round), de la ballade symphonique (You see me crying), Toys in the Attic est bel et bien génial alors qu'il castagne dans tous les univers possibles, au point même d'en créer de nouveaux, d'innover.
Car là est la révélation (Alleluïaaaa !!), Aerosmith n'est pas une bande de suiveurs, ces mecs ont des idées, lumineuses et nouvelles. Le phrasé si particulier de Walk this way, les voix électroniques et ambient de Sweet Emotion, la présence d'un piano sur No more no more et carrément d'un orchestre pour You see me crying, il fallait y penser, ils l'ont fait. Pas encore trop shootés à la colle et à tout un tas de merdes (ce sera bien pire dans les années qui suivront), Toys in the Attic prouve que le travail en studio fut énorme, inhumain, des heures de méningite pour pondre autant de titres distincts, originaux et finalement aujourd'hui essentiels.
Encore plus fort, Aerosmith se permet de traiter de sujets casse-gueule. Prenez de fait Uncle Salty qui sous ses abords de gentil rock du bayou est en fait un manifeste contre l'abus sexuel sur mineur, hé oui, le tonton salé aimait fricoter avec la jeunesse...
Ce qui rend attachant cet album, plus encore que le monumental Rocks qui suivra, c'est un sentiment étrange de retomber en enfance. Cette fraicheur qui vous prend, cette joie évidente de jouer qui rend délicieuse l'écoute. Un réel bonheur, ces jouets dans le grenier que l'on ressort toujours avec la même nostalgie, le même plaisir.
Si adolescent je ne pus me frotter à cet album, le découvrir à l'âge adulte me fait régresser immédiatement, et rend la vie plus colorée. Pour un joujou qui approche les 35 ans, c'est un joli exploit que de conserver toute sa fantaisie.
Toys in the Attic a donc bel et bien une valeur historique, l'historique de mes râteaux oui, mais surtout car il sort enfin le groupe américain de son statut de sous-Rolling Stones. Ne revenons pas sur la spécificité physique que partagent les deux frontmen et chanteurs, soit cette bouche plus faite pour siphonner des réservoirs que pratiquer le baise-main, suffit de mater quelques photos et vous capterez la relation.
Musicalement, Aerosmith marque enfin plus nettement ses références, mêlant ainsi du hard, du rock et du blues dans un creuset en or massif. De petit groupe travailleur mais pas plus doué que d'autres, Tyler & Co se voient propulsés au rang de superstars. La maison de disque sentant qu'enfin elle va récupérer son investissement balance dans la foulée de Toys in the Attic le single Dream on en 45 tours, et le tout cartonne méchamment.
Succès amplement mérité puisqu'en 9 titres, Aerosmith largue son CV en mettant en avant ce qu'ils savent faire de mieux, c'est-à-dire tout !
Du boogie rock (Adam's Apple), du speed rock (Toys in the Attic), du blues (Uncle Salty),du rap avant l'heure (Walk this way), du heavy metal (Round and Round), de la ballade symphonique (You see me crying), Toys in the Attic est bel et bien génial alors qu'il castagne dans tous les univers possibles, au point même d'en créer de nouveaux, d'innover.
Car là est la révélation (Alleluïaaaa !!), Aerosmith n'est pas une bande de suiveurs, ces mecs ont des idées, lumineuses et nouvelles. Le phrasé si particulier de Walk this way, les voix électroniques et ambient de Sweet Emotion, la présence d'un piano sur No more no more et carrément d'un orchestre pour You see me crying, il fallait y penser, ils l'ont fait. Pas encore trop shootés à la colle et à tout un tas de merdes (ce sera bien pire dans les années qui suivront), Toys in the Attic prouve que le travail en studio fut énorme, inhumain, des heures de méningite pour pondre autant de titres distincts, originaux et finalement aujourd'hui essentiels.
Encore plus fort, Aerosmith se permet de traiter de sujets casse-gueule. Prenez de fait Uncle Salty qui sous ses abords de gentil rock du bayou est en fait un manifeste contre l'abus sexuel sur mineur, hé oui, le tonton salé aimait fricoter avec la jeunesse...
Ce qui rend attachant cet album, plus encore que le monumental Rocks qui suivra, c'est un sentiment étrange de retomber en enfance. Cette fraicheur qui vous prend, cette joie évidente de jouer qui rend délicieuse l'écoute. Un réel bonheur, ces jouets dans le grenier que l'on ressort toujours avec la même nostalgie, le même plaisir.
Si adolescent je ne pus me frotter à cet album, le découvrir à l'âge adulte me fait régresser immédiatement, et rend la vie plus colorée. Pour un joujou qui approche les 35 ans, c'est un joli exploit que de conserver toute sa fantaisie.
Point de vue intéressant car émanant de quelqu'un n'ayant connu (par la force des choses) que le Aero "contemporain"... Cela dit, le Smith n'a pas attendu sa résurrection pour nous gratifier de ballades commerciales. Admettons cependant que celles des seventies étaient plus comestibles...
RépondreSupprimerC'est clairement une histoire de quantité plus que de qualité... Sur Toys in the attic, on ne trouve que You see me crying qui surprend agréablement, on peut la juger mièvre, mais finalement bonne et surtout unique.
RépondreSupprimerSur un Get the grip, on s'en cogne trois ou quatre de ballades, et bien que pas plus moches que cela, la masse finit par indisposer...