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15 juin 2010

Air, Love 2, 2009

Et dire que ma tendre adolescence fut bercée par Air et Sexy boy, pas seulement mais entre autres choses, aussi Moby, Rob Dougan, Fatboy Slim et Daft Punk, bref comme tout le monde quoi. J'en ai lâché pas mal de ceux-là, par ennui, par caprice, mais Air, ce fut plus dur de m'en défaire. C'est pourtant pas faute de sortir des albums de plus en plus moyens qui devaient m'indiquer que l'heure de débrancher la sonde était venue. Aujourd'hui, enfin, je crois être en mesure d'effectuer l'opération, Air me gonfle (ouais bon).

Ça démarrait pourtant pas mal, déjà que les deux Versaillais se limitent à recruter un ingé son, un batteur et un mixeur (non, pas le robot), ensuite que le premier titre de ce Love 2 intitulé Do the Joy ne part pas trop en vrille et son lancement à coups de guitares en font un de ces bons petits morceaux de rock ambient dont Air est spécialiste.

Le 'blème, c'est ce qui vient ensuite. Cette série de morceaux pas nuls sans être géniaux, bande-son banale où des voix idiotes se limitent à blablater le même mot sur 2 minutes (Love) ou à massacrer une chanson de par son timbre simplement horripilant (Sing Sang Sung).
Il reste cependant toujours ce savoir-faire pour monter avec rien des ambiances cinématographiques envoûtantes tel que le parfait Tropical Disease, mais on connaissait leurs capacités à ce sujet depuis Virgin Suicides, merci.

Il y a bien quelques rockeries gentillettes telles que Be a bee pour réveiller quelque peu, quelques poperies nostalgiques à la So light is her football sur lequel on aimerait imaginer un Gainsbourg ou un Biolay pour ajouter un peu de gros sel.
Et quoi d'autre alors ? C'est là que ça couille, c'est qu'il n'y a pas grand-chose d'autre, je ne retrouve pas cette attraction de 10 000 Hertz Legend ou de Moon Safari, trop édulcoré, trop écouté, trop classique alors que l'on attendrait un minimum de surprise de leur part.

Pas mauvais en vérité, mais si commun, si peu aventureux qu'il en devient quelconque, ni mauvais ni bon mais bêtement ordinaire, une vague compilation de morceaux pour hypermarchés ou de boutiques de soins traditionnels.
African Velvet cloture tout de même de belle manière un album bien trop fade à mon gout, Air vieillit, ou c'est moi qui ait vieillit.

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