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19 juin 2010

Rhapsody, The Frozen Tears Of Angels, 2010

Je vais commencer par un exemple idiot mais vous allez de suite piger la complexe réflexion du Ouistiti. Je n'aime pas les escargots, mais je sais que c'est bon, avec la sauce qui va bien, la pointe d'ail et l'extraction vaguement sadique du tas de glue hors de sa baraque portable, tout le rituel quoi.
Autour de moi, les gens adorent ça, et ne comprennent aucunement mon dégoût à la seule vue du plat débarquant sur la table. Les convives se ruent sur ces grasses choses molles, s'empiffrent de ces amuses-gueules délicats et soigneusement préparés.
Moi, j'en reste à mes rillettes et mon bout de pain, avec un rictus de gêne entre deux bouchées. C'est pas que je voudrais pas en bouffer, c'est que je peux pas, même crevant la dalle, même à l'agonie trois mois dans une poubelle, je doute de pouvoir ne serait-ce que lêcher la coquille de cette horreur culinaire.


Bon ben Rhapsody, c'est pareil que les escargots...

Oui oh, je vous vois vous moquer et que ma mise en bouche (huhu) est bien fumeuse, mais dans l'absolu, je fais ce que je veux, j'suis chez moi.
Revenons à mes escargots, pardon à Rhapsody. A ces Italiens détenteurs incontestés du premier prix de la grandiloquence pompière qui m'ont toujours fait fuir. Parce que trop de lyrisme couillon, trop de guimauve orchestrale, trop de chant époumoné sans aucune once de sentiment.
Rhapsody (je laisse volontairement de coté le bout de queue "Of Fire" que le groupe dut se coller vu qu'un autre combo porte le même nom) me gonfle au bout de quelques minutes et je crois impossible d'achever l'écoute intégrale d'un album.

Dans un registre semblable, j'ai plus d'accointances avec les dernières productions de Stratovarius ou Sonata Arctica qui si pas moins crêmeuses de temps à autres me paraissent plus digestes.
Alors que Rhapsody, je peux pas, désolé.
C'est pas faute d'essayer, de faire l'effort, de nouer plus fortement la serviette, en pinçant le nez et hop que je te me farcis l'animal, mais rien à faire, ça rentre pas.
On m'en disait du bien de ce nouvel album, parait qu'il y a du retour aux sources (ouais, mais super quoi !), des prouesses à la guitare, du symphonique trop puissant et Christopher Lee qui s'incruste avant de se prendre pour Charlemagne, et effectivement tu as tout ça, mais aaargh.
Il y a bien quelques petits aspects qui me déplaisent moins, Crystal Moonlight me semblant proche du The Days of Grays de Sonata Arctica passe pas trop mal, et Reign of Terror avec ses guitares assassines et ses vertus belliqueuses reste quelques instants sur la langue. D'accord pour admettre que tout n'est pas à vomir, vous l'avez votre objectivité, là !

Et puis passés les quelques interludes médiévaux que Blind Guardian gère nettement mieux, je quitte la gueule du plat et m'en retourne à mes pâtes au beurre.
De même que c'est pas demain que je me taperais des escargots, loin est le temps où je m'exciterais sur un disque de Rhapsody.
Pour ma défense, les aficionados reconnaitront que j'ai au moins gouté avant de dire que j'aime pas...

1 contributions bénévoles:

  1. pareil que toi, je ne pense pas que ce soit de la merde, mais rien à faire, je n'ai jamais accroché. Trop cliché, trop grandiloquent. Je sais qu'on pourrait me retourner le compliment sur certains groupes que je chronique sur mon blog!

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